- Né le : 2 juillet 2001
- Pays : France
- Discipline : Karaté / Para Karaté (Déficience visuelle sévère)
- Sexe : Masculin
- Social Media: Instagram
Parcours sportif
- Champion d”Europe 2024 – 2025
- Vice-champion du monde 2021
- Bronze aux mondiaux 2023
- 2 fois bronze aux championnats d’Europe 2022 2023
- 4 fois champion de France.
- Actuellement entre la première et la deuxième place du classement mondial, selon les périodes de l’année.
Il commence le karaté à l’âge de 4 ans, dans un petit village du Var. Atteint d’une maladie rare et grave à l’âge de 3 ans, le karaté a été pour lui un apprentissage de valeurs importantes de la vie.
Il a commencé à participer aux premières compétitions régionales et nationales avec des jeunes valides, puis a poursuivi la compétition para à l’adolescence. Repéré par l’équipe de France à 16 ans, en raison de sa minorité et du Covid, il a dû attendre 2021 pour débuter les compétitions internationales avec l’équipe de France, où il a disputé ses premiers championnats du monde.
Découvrez Nohan
Depuis quand pratiquez-vous votre discipline ?
Depuis l’âge de 4 ans (2005).
Comment et qui vous a donné envie d’aller pratiquer le karaté ?
Une simple pratique extrascolaire au départ pour partager des moments avec les enfants de mon âge de mon village.
Vous rêviez de faire quoi comme travail quand vous étiez petit ?
Professeur de karaté, ou inventeur.
Comment définissez-vous votre style de jeu ?
Puissant, explosif. Réfléchi, sensible.
Vous identifiez-vous à un sportif ?
Aux athlètes qui arrivent à se servir de leur particularité pour surpasser leurs adversaires, qui changent fondamentalement leur sport. Et aussi Teddy Riner.
Quelle est votre démarche personnelle en dehors du sport ?
Réaliser des études en ingénierie et ergonomie des activités physiques, sciences du mouvement humain à l’université Aix-Marseille. Travailler dans la recherche et l’innovation autour de l’humain dans son activité, dans le sport de haut niveau, le parasport de haut niveau, la santé ou d’autres secteurs, tout en menant à bien mon projet de sportif de haut niveau.
Également, développer mon activité autour de mon sport, tout en mettant en avant la transmission auprès des publics jeunes ou moins jeunes à propos du handicap, de l’inclusion et des valeurs qui en résultent.
Que voulez-vous exprimer dans votre parcours ?
Que malgré un lourd handicap, on peut, avec du travail, de l’entraide, de l’ambition, réaliser des choses que la plupart des gens pensent impossibles. Comme réaliser des études, être athlète, s’instruire, avoir une bonne hygiène de vie, etc.
Quel est votre message ? (Si vous en avez un)
Le travail et la persévérance paient. Il faut se donner le temps, travailler pour ce qu’on veut et grandir dans l’adversité. C’est loin d’être simple, mais c’est possible.
Quel(s) métier(s) aimeriez-vous exercer à la suite de votre carrière sportive ?
Chercheur universitaire. Chercheur en recherche et développement. Créer un produit innovant.
Accordez-vous beaucoup d’importance à la nutrition ?
Oui, sans aller dans les extrêmes. Être à un poids de forme est primordial pour arriver à la performance. J’essaie juste de ne pas me priver de ce que j’aime, mais oui, en accordant de l’importance à une bonne nourriture saine.
Est-ce important de rencontrer les supporters et/ou le public ? Pourquoi ?
Oui, bien sûr. Ils nous rappellent parfois pourquoi on se bat. Qu’on n’est pas seul sur le tatami en compétition, qu’il y a toute une équipe derrière nous. Et ils nous rappellent que la transmission de nos valeurs est tout aussi importante qu’une médaille.
Pouvez-vous nous dire un objectif personnel ?
Rester au plus haut du classement mondial.
Pour vous, est-ce que le sport est utile à la société ?
Bien sûr. Il a un enjeu de santé, de bien-être. L’activité physique en soi est primordiale pour la santé physique et psychique de la société. Le sport de compétition est important aussi pour motiver les foules, nous l’avions vu aux JO de Paris.
Première fois
Ton premier match
Mes premières compétitions étaient quand j’étais enfant, contre des enfants valides de mon âge, dans un esprit convivial. Je faisais les combats contre les autres en m’adaptant.
Ta première blessure
Pas de grosse blessure, juste des blessures récurrentes avant des compétitions, qu’il faut savoir gérer pour réussir à être le meilleur possible.
Ta plus grande joie sportive
Trop d’exemples, mais la dernière était le titre de champion d’Europe en mai dernier. Un moment incroyable.
Ta plus grande déception sportive
Pas forcément en compétition, mais je dirais le retrait du karaté des JO, et ne pas avoir pu participer à ceux de Paris du coup. J’étais en forme et prêt mentalement et physiquement. C’était l’occasion de montrer pourquoi on travaille toute l’année, et de montrer que malgré un handicap, on peut réussir à faire de grosses performances. C’était l’occasion de mettre en avant nos parcours, nos valeurs.
Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à devenir ambassadeur de Play-Sports ?
L’envie de développer des projets.
Quel rôle pensez-vous que Play-Sports peut jouer pour le développement non seulement de l’enfant, mais aussi de votre discipline en général ?
Dans mon discours, je dirais que je veux développer la transmission, surtout vis-à-vis de la jeunesse. Play-Sports peut m’aider à transmettre des choses par le jeu.
Pour vous, quelles sont les différences/avantages de votre discipline ?
Le parakaraté a un fort avantage sur la proprioception, l’équilibre, le repérage dans l’espace. On a néanmoins un défaut de médiatisation.
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